Le nouveau format à 48 équipes de la Coupe du monde offre un avantage non négligeable aux grandes nations du football, réduisant drastiquement le risque d'élimination précoce dès la phase de groupes. Selon les observations de la rédaction, cette configuration permet aux favoris d'entrer progressivement dans la compétition, d'ajuster leurs automatismes et de gérer le retour de leurs joueurs blessés avant les matches à élimination directe. Après des victoires probantes contre Haïti (6-0) et l'Écosse (3-0), le Brésil de Carlo Ancelotti commence à afficher des certitudes tactiques claires, notamment autour de sa star madrilène Vinicius, déjà auteur de quatre buts.
// RELATED STORIES
Vous aimez cet article ?
Recevez encore plus d'histoires captivantes en vous abonnant à notre newsletter. C'est gratuit !
Subscribe Sekarang →L'entraîneur italien reste fidèle à sa philosophie historique : bâtir son collectif autour de son joueur le plus déstabilisant. Sur le plan défensif, tout est pensé pour économiser l'énergie de l'attaquant du Real Madrid. Si la Seleçao s'organise théoriquement en 4-3-3 avec Matheus Cunha et le jeune Rayan, l'animation se transforme sans le ballon. En bloc haut, l'équipe passe en losange grâce au décrochage de Matheus Cunha. En phase de repli plus bas, le système glisse vers un 4-4-2 à plat où Rayan effectue de longues courses à droite, tandis que Lucas Paqueta compense sur le flanc gauche pour soulager Vinicius, qui peut ainsi rester haut sur le terrain pour mener les contre-attaques.
D'après les analyses techniques, cette liberté permet à l'ancien joueur de Flamengo d'exploiter pleinement les grands espaces dès la récupération du ballon. Le Madrilène affectionne particulièrement l'intervalle entre le latéral et le défenseur central adverse, une zone qu'il occupe préférentiellement lorsque son bloc subit la pression. La fluidité offensive repose également sur le travail de l'ombre de Matheus Cunha et les projections répétées de Bruno Guimaraes, offrant ainsi un équilibre parfait à l'animation brésilienne.
Un constat de la rédaction s'impose néanmoins concernant la gestion des cas individuels, notamment celui de Neymar. Entré en jeu à la place de Matheus Cunha face à l'Écosse, l'ancien joueur du Paris Saint-Germain a affiché des limites physiques évidentes, peinant à assurer les replis défensifs requis. L'intégration future du meneur de jeu représenterait un véritable casse-tête pour Carlo Ancelotti, qui devrait alors revoir son modèle actuel si bénéfique à Vinicius. Pour la Seleçao, les choses sérieuses débuteront dès lundi à 19 heures lors des huitièmes de finale.