À la veille du huitième de finale crucial de la Coupe du Monde face à la Norvège d'Erling Braut Haaland, le sélectionneur de la Seleção, Carlo Ancelotti, s'est livré à un exercice de vérité face aux médias. Connu pour sa franchise et son flegme légendaire, le technicien italien a alterné entre humour et autorité pour répondre aux critiques persistantes concernant le jeu jugé peu spectaculaire de son équipe depuis le début du tournoi.
// RELATED STORIES
Vous aimez cet article ?
Recevez encore plus d'histoires captivantes en vous abonnant à notre newsletter. C'est gratuit !
Subscribe Sekarang →La célébration très mesurée de Carlo Ancelotti lors du but libérateur de Gabriel Martinelli contre le Japon en fin de match a particulièrement fait réagir. Interrogé par le média Folha de São Paulo, l'entraîneur de 67 ans a désamorcé la situation avec le sourire : "Je ne peux pas courir, sinon je me casserais le genou. À mon âge, je ne peux plus courir comme les autres". Au-delà de l'aspect physique, l'Italien a invoqué sa grande expérience du terrain. "Quand Martinelli a marqué, le match n'était pas fini, il restait encore des minutes. Il m'est arrivé souvent de penser qu'un match était gagné et que cela se finisse mal. Je préfère faire la fête au coup de sifflet final. Mais quand le match se termine, comme face au Japon, c'est plus du soulagement que de la joie", a-t-il précisé.
Selon les confidences du sélectionneur, sa gestion humaine repose avant tout sur l'empathie et le vécu de son passé de joueur. Bien que fervent catholique, affirmant avec humour que "Dieu a d'autres problèmes à gérer", l'ancien entraîneur de la Juventus et du Milan a révélé qu'il ne s'en prenait jamais à ses joueurs pour des erreurs techniques. "Je ne me mets pas en colère parce que j'ai joué au football et je sais qu'on peut commettre des erreurs. Je m'énerve uniquement lorsqu'un joueur ne se bat pas. Les fautes font partie du jeu, tant que l'engagement est là", a souligné le coach brésilien.
D'après les constats de la rédaction, le ton est devenu nettement plus ferme lorsque le sujet de sa légitimité tactique a été mis sur la table. Agacé par les reproches constants de la presse et des supporters, Carlo Ancelotti a rappelé son immense feuille de route. "En Italie, on dit que tous les hommes veulent être entraîneurs et toutes les femmes architectes. Je ne sais pas si je comprends le football ou non, mais personne ne peut me juger là-dessus. La seule certitude, c'est que j'ai préparé plus de 1 400 matchs. Ce n'est peut-être pas suffisant pour tout comprendre, mais c'est une sacrée dose d'expérience", a-t-il martelé.
Pour clore le débat, le technicien italien a placé la barre très haut concernant les personnes habilitées à évaluer son travail. "Seul Alex Ferguson a préparé plus de matchs que moi, avec plus de 2 000 rencontres. J'écoute tout le monde, mais le seul qui pourrait vraiment me donner des conseils, c'est lui. Je ne suis pas un génie, mais je sais que je ne suis pas un imbécile", a conclu le sélectionneur de la Seleção avec toute l'autorité qui le caractérise.