La tension était palpable sur la pelouse lors de ce huitième de finale de la Coupe du monde. Dès le début de la seconde période, le sélectionneur helvétique Murat Yakin a tenté de dynamiser son entrejeu en lançant Sow à la place de Jashari. Un choix presque payant dès la 48e minute, mais le milieu de terrain du Siviglia a glissé au moment fatidique de sa frappe, manquant ainsi le cadre.
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Subscribe Sekarang →Selon les observateurs de la rédaction, la Colombie a éprouvé de grandes difficultés à imposer son rythme face à un bloc suisse particulièrement bien en place. À la 53e minute, Rieder a fait frissonner les supporters colombiens sur un coup franc qui a terminé sa course dans le petit filet extérieur. La réplique des Cafeteros est intervenue à la 63e minute par l'intermédiaire de Suarez, mais son tir du droit complètement dévissé a gâché une occasion en or. Passée cette alerte, la peur de perdre a pris le dessus sur l'audace, figeant le tableau d'affichage jusqu'au coup de sifflet final.
Les prolongations ont offert un spectacle bien plus haletant aux spectateurs. D'après les statistiques du match, la plus grande opportunité de la rencontre est à mettre au crédit de Lucumì à la 99e minute. Le défenseur colombien a dominé tout le monde dans la surface pour placer une tête puissante qui s'est malheureusement écrasée sur la barre transversale. Revigorée, la Colombie a insisté à la 101e minute avec une tentative lointaine de Campaz, obligeant le gardien Kobel à une parade plastique spectaculaire.
La Nati n'est pas restée sans réaction. À la 104e minute, Amdouni a cru donner l'avantage aux siens, mais c'était sans compter sur un réflexe prodigieux du portier adverse, Vargas. Le second acte des prolongations s'est avéré plus tactique et haché, laissant d'immenses regrets à Campaz qui a manqué de lucidité dans les derniers instants. Le verdict de cette confrontation devait donc se décider lors de la cruelle séance des tirs au but.
L'exercice fatidique a mis les nerfs des joueurs à rude épreuve. Malgré les échecs initiaux de Sanchez pour la Colombie et d'Akanji pour la Suisse, la décision s'est faite dans les derniers face-à-face. Le gardien Kobel a magistralement hypnotisé Hernandez en repoussant sa tentative, avant que Ruben Vargas ne délivre tout un peuple en inscrivant le tir au but décisif. Cette victoire historique propulse la Suisse en quarts de finale, où l'attend désormais un choc titanesque face à l'Argentine.