Le feuilleton judiciaire entourant le violent cambriolage de l'ancien gardien de but du PSG Gianluigi Donnarumma connaît un nouveau développement majeur. Trois hommes, dont le cerveau présumé Ilyas Kherbouch, comparaîtront en septembre prochain devant le tribunal de Paris pour le home-jacking perpétré au domicile parisien du joueur il y a trois ans, a rapporté l'AFP de sources proches du dossier.
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Subscribe Sekarang →Selon les faits requalifiés par la justice, l'international italien avait été frappé au visage et ligoté à son domicile de l'avenue Montaigne dans la nuit du 20 au 21 juillet 2023. Sa compagne, alors enceinte, avait également été séquestrée et attachée avec des câbles. Les agresseurs avaient pris la fuite avec un butin d'une valeur estimée à environ 500 000 euros, comprenant de l'argent liquide, des montres, des sacs de luxe ainsi que des clés de véhicules.
D'après les déclarations de leurs avocats, Mes Pierre-Louis Dauzier, Annabelle Faci et Thomas Klotz, le traumatisme reste entier pour le couple. "Ces agissements d'une violence inouïe sont à ce jour encore incompréhensibles pour nos clients qui restent profondément choqués", ont réagi les conseils des victimes auprès de l'AFP.
Les observations de la rédaction révèlent la complexité de cette affaire, qui s'articule autour de plusieurs volets criminels. Un premier jugement a déjà été rendu début juillet par le tribunal pour enfants, débouchant sur la condamnation de deux individus mineurs au moment des faits. Le procès de la rentrée se concentrera sur les prévenus majeurs, poursuivis pour vol aggravé, séquestration et association de malfaiteurs.
Le profil du principal commanditaire présumé, Ilyas Kherbouch, interpelle particulièrement les enquêteurs. Âgé de 21 ans, le jeune homme est accusé d'avoir orchestré l'attaque depuis sa cellule de prison. Multirécidiviste incarcéré depuis l'adolescence, il s'était déjà illustré en mars dernier en s'évadant de la prison de Villepinte grâce à la complicité de faux policiers, avant d'être repris deux semaines plus tard.
Selon l'ordonnance de renvoi consultée par l'AFP, l'instruction a permis d'identifier un second commanditaire présumé, Khyan M., qui gérait également les opérations depuis sa détention. Un troisième homme sera jugé comme exécutant matériel. Ce dernier aurait lui-même été victime de violentes représailles internes après le coup; des clichés le montrant dénudé et ensanglanté ayant été découverts par les enquêteurs dans le téléphone portable de Kherbouch.
Selon Sipan Ohanians et Jeanne Audéon, les avocats de cet exécutant présumé, leur client incarne "une jeunesse vulnérable et sacrifiée, utilisée comme chair à canon pour servir des projets criminels qui la dépassent". Par ailleurs, un sixième complice s'est donné la mort en détention après avoir fait part aux enquêteurs de sa peur bleue des représailles du réseau.