Tout semblait pourtant s'articuler à la perfection pour les Three Lions pendant près de quatre-vingts minutes. Face aux champions du monde en titre, l'Angleterre affichait une maîtrise relative et menait logiquement un à zéro. La perspective d'accéder à leur première finale de Coupe du monde depuis 1966 tendait les bras aux hommes de Thomas Tuchel. C'était sans compter sur un effondrement mental et des choix stratégiques grandement contestables qui ont totalement inversé le cours de la rencontre.
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Subscribe Sekarang →Jusqu'à la soixante-quinzième minute, Lionel Messi avait pourtant été magistralement contenu par le bloc anglais, ne s'illustrant que par de rares fulgurances et subissant notamment une lourde faute d'Elliot Anderson. Mais dès lors que la sélection anglaise a choisi de reculer excessivement, l'octuple Ballon d'Or a bénéficié de toute la liberté nécessaire pour dicter le tempo. L'attaquant de 39 ans a d'abord délivré une passe décisive instinctive pour Fernandez, avant d'offrir un centre parfait à Lautaro Martinez pour le but de la victoire.
Selon les déclarations d'après-match du capitaine Harry Kane, l'incapacité de son équipe à priver les techniciens argentins de ballons dans les vingt dernières minutes s'est avérée fatale. Cette désillusion sonne comme un immense gâchis pour le buteur du Bayern Munich, sevré de ballons et contraint de défendre très bas, qui voit s'envoler une opportunité en or d'inscrire son nom au palmarès du Ballon d'Or.
Le grand perdant de cette demi-finale reste incontestablement le sélectionneur Thomas Tuchel. Réputé pour être un fin tacticien lors des matchs à élimination directe, le technicien allemand a cédé à la panique en opérant des changements ultra-défensifs dès la 72e minute, lançant Ezri Konsa à la place de Gordon pour passer à une défense à cinq, puis Dan Burn et Nico O'Reilly. D'après les statistiques du match, l'Argentine a outrageusement dominé la fin de partie avec 88 % de possession de balle, acculant des Anglais incapables de ressortir proprement.
À l'inverse, les choix audacieux de Lionel Scaloni ont payé. Le coach de l'Albiceleste n'a pas hésité à sortir des joueurs clés comme Leandro Paredes pour apporter plus de poids offensif avec Nico Gonzalez et Rodrigo De Paul. "Il y avait du sang dans l'eau et nous avons foncé", a expliqué le sélectionneur argentin, dont l'équipe affrontera l'Espagne en finale ce dimanche pour un incroyable quadruplé historique depuis sa prise de fonction.
Selon les observations de la rédaction, cette défaite met en lumière le mal incurable du football anglais : un complexe d'infériorité chronique lors des grands rendez-vous. Depuis 1998, l'Angleterre a affronté à sept reprises des nations du top 10 mondial en Coupe du monde pour autant de défaites. Malgré le changement de sélectionneur, les fantômes des finales perdues de l'Euro 2020 et 2024 planent toujours sur cette génération maudite.